À L’AUBE DES VAGUES

Où s’en vont-ils ainsi à l’autre bout du monde,

La peur au ventre, sans identité, sans racines ?

Quel est leur but inespéré, inavoué et inavouable ?

Ont-ils délibérément choisi l’exil forcené

Pour le simple plaisir de l’errance jusqu’à l’inconnu ?

Combien d’espoirs envolés, happés par les déferlantes du large.

Quand l’Univers chavire en quête d’horizons perdus,

Le regard suspendu dans le hasard du vide.

Prodiges du vent jetés dans la tourmente,

Un froissement d’ailes pour la liberté absolue.